La famille idéale pour le développement de l'enfant est-elle un cliché ? Un homme avec une femme, de budget moyen, vivant en ville ? On est bien loin de cette image idyllique vu par les enfants de nos jours ! Les livres, les films, les pubs, la télé en sont remplie.
Les enfants ayant des parents homosexuels (le)s peuvent-ils espérer grandir dans la norme?
Ce questionnement se situe de nos jours est dans son contexte actuel où les « coming out » ne se font plus rare. De récentes recherches prouvent qu'une majorité d'enfant sont issus de couples hétérosexuels désunis dont les femmes se sont identifiées en tant que lesbienne. Certain préjugé vise les parents homosexuel (le)s et leur façon d'éduquer envers les parents hétérosexuel suivant lequel le développement de l'enfant serait compromis.
Le développement de celui-ci sur l'identité sexuelle serait-elle tracé ?
Est-il vrai que les enfants ayant des parents homosexuels développent des problèmes avec leur orientation ?
Patterson en 1992, fait des recherches sur la réponse a cette question. Il examine les recherches et les divise en 3 parties :
- Les traits de l'identité, c'est-à-dire l'auto-identification de l'enfant au sexe opposé.
- Le rôle sexuel, c'est-à-dire l'adoption de comportement masculins/féminins
- L'orientation sexuelle, c'est-à-dire au choix de l'adolescent ou de l'adulte de partenaires sexuels qui le définissent. (hétérosexuel, bisexuel, homosexuel)
Patterson fait aussi l'étude des enfants ayant des mères lesbiennes et celle dont les mères sont hétéro'. Dans l'ensemble des résultats, le développement normal de l'enfant de mères lesbiennes les enfants dessinent d'abord le propre sexe contrairement aux autres qui dessinent le sexe opposés et manifestent un inconfort avec le leur. D'autre étude visant a déterminé le rôle sexuel sont mises en place. Dans l'ensemble, les résultats n'indiquent aucune différence entre les deux groupes.
Est-il vrai que les filles et les garçons de parents homosexuels sont proportionnellement plus nombreux à développer une identité homosexuelle que les autres? Une étude québécoise, fournit des précisions à ce sujet. Les 148 mères lesbiennes ayant participé à la recherche ont eu au total 139 filles et 141 garçons. De ce nombre, d'après les mères, 3% des filles en âge d'exprimer leur sexualité seraient lesbiennes et 6% des garçons seraient homosexuels. De plus, 1.5% des 1000 femmes interrogées affirment avoir une mère lesbienne ou un père homosexuel. On ne compterait donc pas plus d'enfants homosexuels venant de parents homosexuels que des autres parents.
Dans le même sens, des enfants adolescents de mères lesbiennes rapportent avoir des fantaisies à caractère hétérosexuel et n'avoir aucune tendance homosexuelle. En résumé, les études sur l'identité de genre, le rôle et l'orientation sexuels des enfants de parents homosexuels ne permettent d'entrevoir aucune différence entre l'identité sexuelle des enfants issus de parents homosexuels et celle des enfants issus d'autres parents. Ces résultats ne signifient pas que les enfants de parents homosexuels ne font face à aucun problème d'identité, mais lorsque cela se produit, l'origine des problèmes est indépendante de l'orientation sexuelle des parents.Des recherches sur l'évaluation des difficultés possibles des enfants de parents homosexuels dans leurs relations sociales avec leurs pairs et avec les adultes ont été mise en place.
Des entrevues auprès d'enfants de niveau scolaire primaire indiquent que les enfants de mères lesbiennes ont des groupes d'ami(e)s majoritairement composés d'enfants de même sexe. Des comparaisons auprès d'enfants de parents hétérosexuels n'indiquent aucune différence à la composition de leur groupe d'ami(e)s. Bref, aucune donnée ne permet d'affirmer que les enfants de parents homosexuels éprouvent des difficultés sociales avec leurs amies.Afin d'évaluer les relations d'enfants de parents homosexuels avec des personnes adultes, une étude évalue la composition sociale des parents homosexuels (les) auquel les enfants sont exposés. Le tiers des mères lesbiennes ont des réseaux d'ami(e)s majoritairement composés de femmes, les deux autres tiers : d'hommes et de femmes. Pareil pour les hommes homosexuels.
Les études sur les relations des enfants avec les hommes adultes indiquent que les mères lesbiennes désirent que leurs enfants développent des relations positives avec des hommes adultes. De plus, les mères lesbiennes de cette étude ont plus d'amis de sexe masculin, et elles incluent plus souvent la parenté adulte masculine dans les activités de leurs enfants, surtout lorsqu'elles vivent en couple stable avec une conjointe. Des entrevues avec des pères gais, des mères lesbiennes, des mères et des pères hétérosexuels ayant tous eu la garde de leurs enfants lors d'un divorce hétérosexuel, indiquent des degrés comparables de qualité de la relation parent/enfant. Toutefois, les visites des enfants chez l'autre parent présentent plus de problèmes pour les parents hétérosexuels que pour les autres. Selon les perceptions de la majorité des parents homosexuels de cette étude, les enfants n'ont pas souffert de problèmes en réaction à l'homosexualité de leurs parents. Celle-ci aurait plutôt facilité le développement et de la tolérance chez eux étant donné leur exposition à des points de vue variés (film, livres,...).
L'idée selon laquelle les enfants de parents gais et lesbiens sont victimes de plus d'abus sexuels que les autres enfants ont été systématiquement examinées. Étant donné que la grande majorité des personnes qui abusent sexuellement des enfants sont des hommes, les recherches montrent cependant que les hommes homosexuels ne se distinguent pas des autres. La crainte que les enfants de parents homosexuels soient plus exposés aux abus sexuel que les enfants de parents hétérosexuels apparaît donc sans fondement :
En résumé, les études sur le développement psychosocial des enfants de parents homosexuels montrent :
-que les relations sociales de ces enfants sont normales et généralement satisfaisantes avec leurs pairs et les adultes;
- qu'ils ont un peu plus de contacts avec leur père biologique que les autres enfants gardés par leur mère;
- qu'ils ne risquent pas d'être victimes de plus d'abus sexuels que les autres enfants;
- qu'ils sont bien intégrés à leur groupe d'amis(es) et au groupe d'adultes (hommes et femmes, hétérosexuels-les, gais et lesbiennes).
En conclusion on ne peut pas dire qu'un enfant ayant des parents homosexuels serait pire que les autres. Au contraire, c'est un enfant normal, constitué et éduquer de la même manière qu'un enfant ayant des parents hétérosexuelles.